Willibald Sauerländer

Das DFK Paris trauert um Willibald Sauerländer (1924-2018)

Le DFK Paris est en deuil. Willibald Sauerländer (1924-2018)

The DFK Paris mourns the loss of Willibald Sauerländer (1924-2018)

 

Willibald Sauerländer est mort à Munich le 18 avril, à l’âge de 94 ans. Né en 1924, il découvrit la France en tant que prisonnier de guerre et lui consacra ensuite une bonne part de ses travaux. Curieux dès la paix retrouvée de découvrir à la fois l’art de ce pays et les méthodes de l’histoire de l’art qui s’y pratiquait, il soutint à Munich en 1953 sa thèse sur « Le portail gothique à figures en France ». Assistant d’allemand au lycée Charlemagne à Paris de 1954 à 1959, il rentra ensuite en Allemagne et devint pour les décennies qui suivirent l’un des grands spécialistes de l’architecture et de la sculpture françaises des 12e et 13e siècles, et l’un des plus importants médiévistes de sa génération. Nommé professeur à l’université de Fribourg en 1962, puis directeur de l’Institut central d’histoire de l’art de Munich de 1970, il prit sa retraite en 1989. Il connut alors une seconde carrière, renouvelant ses propres approches, diversifiant ses intérêts en publiant notamment sur Poussin, Rubens ou Manet, et réinventant le genre de la critique d’art à travers de très nombreux articles pour la Süddeutsche Zeitung http://www.sueddeutsche.de/kultur/nachruf-bildung-des-herzens-1.3951983

Willibald Sauerländer a accompagné le Centre allemand d’histoire de l’art depuis sa création en 1997. Deux de ses livres sont parus dans la collection bilingue Passerelles. Son Essai sur les visages des bustes de Houdon https://dfk-paris.org/de/publication/essai-sur-les-visages-des-bustes-de-houdon-453.html met en lumière les liens entre l’histoire de la sculpture et celle de la physiognomonie. Paru en version française il y a tout juste quelques jours, Reims, la reine des cathédrales. Cité céleste et lieu de mémoire https://dfk-paris.org/de/publication/reims-la-reine-des-cath%C3%A9drales-2077.html est une éclairante synthèse et un livre emblématique de l’histoire de l’art franco-allemande, par son sujet et par la personnalité de son auteur. Nous le regretterons.

 

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