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#open

La bibliothèque du DFK Paris rouvre sa salle de lecture aux usagers extérieurs à partir du 7 septembre 2020 et se réjouit de vous revoir !

Cette réouverture doit toutefois s’accompagner de la mise en place de mesures strictes afin de respecter les normes et recommandations en matière d’hygiène, d’accès et de distanciation physique actuellement en vigueur. Ce qui conduit hélas notre bibliothèque à réduire son offre habituelle pour le moment. Les places de travail et le matériel de la bibliothèque sont ainsi désinfectés chaque jour. Et les visites de la bibliothèque ainsi que ses services requérant d’habitude un contact direct entre ses personnels et le public extérieur ne peuvent plus être proposés. L’accès à tous les étages et rayonnages de documents habituellement en libre accès sont donc fermés.

Pour compenser autant que possible cet état de fait, nous avons décidé en revanche d’ouvrir notre bibliothèque le lundi matin, ce qui n’était pas le cas auparavant. Nous espérons bien pouvoir vous proposer un service toujours aussi cordial et le plus efficace possible malgré les circonstances actuelles !

Six places de travail (au lieu de 14 habituellement) sont disponibles à la réservation de manière échelonnée entre 10 et 17h15 heures du lundi au vendredi en salle de lecture.

  1. Une demande de réservation de place effectuée par email est indispensable au préalable et vous garantit l’accès à la bibliothèque à un horaire fixe déterminé à l’avance. Merci d’écrire pour ce faire à bibliothek[at]dfk-paris.org en expliquant brièvement le motif pressant pour lequel vous avez besoin de travailler avec les collections de notre bibliothèque, et le jour souhaité pour votre rendez-vous sur site.
  2. Les demandes de réservation seront traitées par ordre d’arrivée d’email. Si nous répondons favorablement à votre demande, l’équipe bibliothèque vous enverra un mail contenant en pièce jointe le « Protocole de consultation » (uniquement en français) vous expliquant le déroulé et les règles d’hygiène et de distanciation physique à observer scrupuleusement lors de votre visite à la bibliothèque du DFK Paris.
  3. Si votre réservation de place de travail en salle de lecture a bien été confirmée, merci de nous envoyer au moins 48h avant votre rdv au DFK Paris une liste des titres et cotes de documents que vous souhaitez consulter, dans la limite de 10 ressources maximum (monographies et périodiques confondus) afin que nous les mettions à votre disposition pour votre venue. Une part de nos collections, dont les ouvrages localisés dans les bureaux de nos chercheurs, ne sont pas disponibles actuellement.
  4. Merci de venir à l’heure exacte de votre rendez-vous confirmée par email à l’Hôtel Lully, situé au 45 rue des Petits Champs, 75001 Paris. Vous trouverez les ouvrages demandés à l’avance directement à votre place de travail !

Pour toute question supplémentaire et le détail des règles à respecter sur place, merci de vous reporter au  « Protocole de consultation » !

Nous nous réjouissons de vous revoir à l’Hôtel Lully. Toute demande (propositions d’acquisition, fourniture à distance, questions et suggestions) est à envoyer comme d’habitude à notre adresse bibliothek[at]dfk-paris.org.

Prenez soin de vous et à bientôt !

L’équipe de la Bibliothèque

#closedbutopen

La fermeture de la bibliothèque en raison de la situation actuelle a entravé notre pratique habituelle de la recherche dans de nombreux domaines. Toutefois, grâce aux efforts conjugués des bibliothèques et archives au cours de ces dernières années, de nombreuses offres numériques sont désormais consultables à domicile. Comme toujours, vous trouverez un récapitulatif de celles que nous vous proposons (soit via une licence du DFK Paris, soit en accès libre) sur notre site Internet : https://dfk-paris.org/fr/page/services-numeriques-1135.html

 Avec plus de deux millions de références, notre catalogue en ligne – le catalogue collectif des bibliothèques des instituts allemands de recherche en histoire de l'art www.kubikat.org – reste une source fiable pour la recherche bibliographique en histoire de l’art, y compris en temps de crise. Le réseau qui héberge ce catalogue, réunissant les bibliothèques d’art de Florence, Paris, Munich et Rome, permet actuellement un accès gratuit au texte intégral de plus de 14 000 monographies scientifiques – parmi lesquelles figurent les publications numériques du DFK Paris – ainsi qu’à de nombreux articles de périodiques en ligne. 

De surcroît, kubikat fait partie du réseau spécialisé transnational et transcontinental de l’Art Discovery Group Catalogue, qui donne également accès au texte intégral de multiples ressources. Un large éventail d’offres d’information comprenant des bases de données, des ressources Internet ou encore des portails thématiques est en outre disponible via la bibliothèque virtuelle spécialisée en histoire de l’art www.arthistoricum.net, dont le DFK Paris est partenaire. 

Les bibliothèques avec lesquelles nous sommes en lien, mais aussi certaines maisons d’édition et d’autres fournisseurs de ressources en ligne ouvrent généreusement l’accès à leurs offres numériques à l’occasion de cette crise d’envergure mondiale. De concert avec les autres bibliothèques de la fondation Max Weber, l’équipe de celle du DFK Paris a pris ces dernières semaines une série de mesures afin de permettre à ses utilisateurs d’accéder à une grande partie de ces ressources. Pour des raisons juridiques, nombre de ces offres ne s’adressent qu’aux membres de l’institut : grâce à un accès à distance à leur poste informatique, nos collaborateurs peuvent se connecter au réseau du DFK Paris et utiliser la totalité des médias numériques pour lesquels la bibliothèque dispose d’une licence.

Bien qu’en télétravail, nous restons à disposition de nos lecteurs et lectrices : vous pouvez ainsi continuer de nous envoyer vos souhaits d’achat, de prêts entre bibliothèques et autres demandes à l’adresse électronique habituelle : bibliothek@dfk-paris.org. Nous traiterons vos requêtes comme à l’accoutumée, dès que les services de livraison auront repris et que le fonctionnement normal de la bibliothèque – y compris l’ouverture de la salle de lecture – sera rétabli. Les bibliothèques sont des espaces sociaux, des lieux d’échanges intellectuels et de rencontres. C’est pourquoi nous nous réjouissons de vous revoir prochainement à l’hôtel Lully ! 

Portez-vous bien !

L’équipe de votre bibliothèque

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Nous avons regroupé ci-dessous un certain nombre de liens susceptibles de vous aider dans vos recherches : 

● De nombreuses maisons d’édition soutiennent l’enseignement et la recherche en offrant un accès provisoirement gratuit aux ouvrages de leur catalogue. Ainsi, la base données « bibs vs. virus | unser angebot #stayathome » est gérée avec dynamisme par la bibliothèque de la Julius-Maximilians-Universität Würzburg, intégrant chaque jour de nouvelles offres : https://go.ur.de/corbib  

● Le site internet de l’association française Couperin (Consortium unifié des établissements universitaires et de recherche pour l'accès aux publications numériques) recense et classe les initiatives et projets d’éditeurs, plateformes et bibliothèques de différents pays : https://www.couperin.org/site-content/145/1413-covid19-recensement-des-facilites-offertes-par-les-editeurs-du-fait-de-la-pandemie?preview=1

● Le système d’information DBIS (Datenbank-Infosystem, service coopératif d’utilisation des bases de données scientifiques) liste les plateformes et bases de données en accès libre, provisoire ou permanent : http://dbis.uni-regensburg.de

● L’EZB (Elektronische Zeitschriftenbibliothek) propose un service pour faciliter l’utilisation des revues scientifiques dont le texte intégral est consultable en ligne. Cette bibliothèque rassemble 101 695 titres de périodiques dans tous les domaines de spécialité, dont 66 247 sont accessibles gratuitement en version intégrale. Les possibilités d’accès aux textes complets d’articles sont symbolisées par des feux de signalisation : les revues électroniques assorties d’un feu vert sont en accès libre : http://ezb.uni-regensburg.de

● OpenEdition est un portail électronique de ressources (livres et périodiques) dans le domaine des sciences humaines et sociales. Plus de la moitié des publications sont en open access. Actuellement, l’offre « Freemium » comprend 9 503 livres proposés en accès libre par 39 éditeurs, ainsi que 175 revues. Un certain nombre de périodiques dont l’accès ouvert est normalement restreint par des barrières mobiles sont en ce moment librement disponibles : https://www.openedition.org/

● La plateforme du Project MUSE présente une riche offre de périodiques et livres au format numérique gratuits. Valable jusqu’à fin mai (potentiellement jusqu’en juin), cette offre regroupe principalement des éditeurs universitaires américains : au total, 581 documents sont soit en open access permanent, soit actuellement en libre accès dans le domaine « Art & Architecture »(chiffre actualisé le 3 avril): https://about.muse.jhu.edu/resources/freeresourcescovid19/

Les collections numériques de la Bayerische Staatsbibliothek München, qui comprennent actuellement 2,5 millions d’œuvres numérisées issues des fonds historiques (libres de droit) de la Bayerische Staatsbibliothek sont consultables en ligne à tout moment via la plus importante base de données numérique de toutes les bibliothèques allemandes : 
https://opacplus.bsb-muenchen.de/metaopac/start.do

Voir aussi le centre de numérisation munichois MDZ/Münchner Digitalisierungszentrum/Bayerische Staatsbibliothek München :
https://www.digitale-sammlungen.de/index.html?c=sammlungen_erkunden&l=de

● Pour les recherches internationales de monographies numériques en version intégrale, nous recommandons de commencer par utiliser le méta-moteur de recherche du KIT (Karlsruher Institut für Technologie), lequel référence des centaines de millions de ressources issues de bibliothèques et de catalogues de librairies : https://www.bibliothek.kit.edu/cms/index.php

● Sur le site internet allemand de Wikimedia, pratique et synthétique, voir les rubriques « #BibliothekenSindDa  #BibliothekVonZuhause » qui récapitulent les offres des bibliothèques : https://etherpad.wikimedia.org/p/BibliothekenSindDa

 

Photo: https://commons.wikimedia.org/wiki/File: Da_Vinci_Vitruve_Luc_Viatour.jpg

Ouvrages de recherche sur LÉONARD

L’événement marquant de cet automne est la grande exposition commémorative sur Léonard de Vinci qui a lieu du 24 octobre 2019 au 24 février 2020 au Musée du Louvre à Paris : Léonard de Vinci. « Une exposition d’envergure internationale sur l’un des artistes les plus connus au monde ». Cette exposition est conçue comme le point culminant des festivités organisées pour le cinquième centenaire du décès de l’artiste qui s’est éteint au château du Clos Lucé près d’Amboise, dans le val de Loire. Outre les toiles et dessins que possède le Louvre – qui détient la plus grande collection au monde de tableaux du maître, ainsi que 22 de ses dessins –  des prêts du monde entier seront présentés.

À cette occasion, la bibliothèque du Centre allemand d’histoire de l’art (DFK Paris) a sélectionné au sein de ses fonds les ouvrages de recherche en allemand sur Léonard de Vinci et sur des thématiques apparentées et les expose dans sa salle de lecture. L’une des principales missions de cette bibliothèque spécialisée dans l’art, la culture et l’histoire de notre discipline en Allemagne est en effet de donner aux lecteurs français un panorama des tendances actuelles de la recherche outre-Rhin.

Pour aller plus loin, vous trouverez d’autres références bibliographiques dans le catalogue des bibliothèques d’art KUBIKAT, lequel recense également les articles de périodiques, les publications en hommage à l’artiste, les ouvrages collectifs et les catalogues d’exposition, offrant ainsi un aperçu complet de la recherche actuelle sur Léonard de Vinci.

Comme toujours, nous nous réjouissons de votre visite à l’hôtel Lullly !
L’équipe de votre bibliothèque

SAVE THE DATE Du 28 au 30 novembre 2019 se déroulera au DFK Paris un colloque international intitulé Léonard et l’architecture ! Cette manifestation est organisée de concert par l’EPHE/PSL Sorbonne Paris, le DFK Paris, le Dipartimento di Architettura, Università degli Studi di Firenze, le Dipartimento Interateneo di Scienze, Progetto e Politiche del Territorio (DIST) del Politecnico e dell’Università di Torino et la Technische Universität Berlin.

 

Der Blaue Reiter – « Le Cavalier Bleu »

Cette année, la grande exposition de printemps du musée de l'Orangerie est consacrée au mouvement du Cavalier bleu. Du 6 mars au 17 juin 2019, une sélection d’œuvres de Franz Marc et August Macke, deux peintres majeurs de l’expressionisme allemand jusqu’alors rarement exposés en France, sera présentée sous le titre Franz Marc / August Macke. L'aventure du Cavalier bleu.  

En parallèle à cette exposition, la bibliothèque du DFK Paris mettra en exergue une sélection de ses importantes ressources sur le Cavalier bleu, Marc, Macke et l’expressionnisme allemand dans sa salle de lecture (à l’hôtel Lully). Pour approfondir les recherches bibliographiques sur le sujet, voir également notre catalogue collectif www.kubikat.org.

Nous nous réjouissons de votre visite à l’hôtel Lully et vous souhaitons comme toujours une bonne lecture !

L’équipe de la bibliothèque

P.S. : À noter d’ores et déjà dans vos agendas : le 2 avril 2019 aura lieu la journée d’étude Franz Marc et August Macke. Deux artistes allemands face à l’histoire au musée de l’Orangerie et au DFK Paris !

Franz Marc "Der Traum / The Dream", 1912, Oil on canvas, 100.5x135.5 cm. Given To Kandinsky in exchange, 1912. Museo Thyssen-Bornemisza Photo: Franz Marc "Der Traum / The Dream" (détail), 1912, huile sur toile, 100.5x135.5 cm. Offert à Kandinsky, 1912. Museo Thyssen-Bornemisza

Spoliation artistique, commerce de l'art, Kunstschutz et histoire de l'art – ressources bibliographiques et recherches sur la période de l'Occupation (1940–1944) au DFK Paris

Du 30 novembre au 1er décembre 2017, le grand colloque scientifique Raub & Handel. Der französische Kunstmarkt unter deutscher Besatzung (1940-1944) a réuni des experts internationaux pour analyser la spoliation systématique d'oeuvres d'art en France. Ce colloque co-organisé par le Deut­sches Zen­trum Kul­tur­gut­ver­lus­te, la TU Berlin et le Centre allemand d'histoire de l'art Paris s'est déroulé en parallèle à l'exposition Bestandsaufnahme Gurlitt: "Entartete Kunst" – beschlagnahmt und verkauft [État des lieux Gurlitt : « art dégénéré » – confisqué et vendu] qui a présenté une sélection d'oeuvres de la collection de Cornelius Gurlitt (1932–2014) à la Kunst- und Ausstellungshalle der Bundesrepublik Deutschland à Bonn. Cornelius Gurlitt était le fils de l'historien et marchand d'art Hildebrand Gurlitt (1895–1956), lequel a participé à la spoliation artistique nazie en France en tant qu'un des principaux acheteurs pour le Führermuseum à Linz. L'étude de la provenance des pièces de la collection Gurlitt, qui comptait plus de 1500 oeuvres, et leurs liens avec le commerce de l'art parisien étaient au coeur de l'exposition comme du colloque.

Différents aspects de la période de l'Occupation sont actuellement explorés au sein des projets suivants du DFK Paris, lesquels ont également été présentés lors du colloque : Nikola Doll se consacre ainsi avec ses travaux Entre art, science et politique d'occupation – la Kunsthistorischen Forschungsstätte Paris de 1942 à 1944 aux corrélations entre Kunstschutz, recherche en histoire de l'art, commerce de l'art et spoliation d'oeuvres à travers l'exemple de ce premier institut allemand de recherche en histoire de l'art en France, qui a existé de janvier 1942 à l'été 1944 sous la direction de l'historien d'art Hermann Bunjes (1911–1945). Actuellement, le projet du DFK Paris Recherches scientifiques sur l'hôtel de Beauharnais est également le cadre de recherches de provenance via l'étude des collections historiques de l'hôtel de Beauharnais, premier lieu parisien dans lequel les oeuvres d'art volées aux collectionneurs et marchands juifs étaient transférées. Enfin, le DFK Paris est associé au projet de recherche initié par l'INHA et la TU Berlin, Répertoire des acteurs du marché de l'art en France sous l'Occupation (1940–1945).

À la suite du colloque, le DFK Paris a rassemblé les ressources bibliographiques actuelles sur les thématiques de la spoliation, du commerce de l'art, du Kunstschutz et de l'histoire de l'art à l'époque de l'Occupation allemande afin de les exposer dans la salle de lecture de l'hôtel Lully. Outre le catalogue de l'exposition de Bonn, qui couvre également l'exposition Der NS-Kunstraub und die Folgen [La spoliation nazies et ses conséquences] qui s'est déroulée dans la même période au Kunstmuseum Bern ; les ressources papier et numériques, principalement en langue allemande ; le DFK Paris offre aussi l'accès à la banque de données incontournable en matière de recherche de provenance Nationalsozialismus. Holocaust. Widerstand und Exil 1933–1945 comprenant une sélection de sources de la période nazie, ainsi qu'aux 31 banques de données de la Holocaust Collection, dont la fondation Max Weber a obtenu des licences pour ses instituts.   

Nous nous faisons une joie de vous accueillir !

L'équipe de votre bibliothèque

« Suite à l'occupation des troupes allemandes fascistes en juin 1940, Adolf Hitler visite Paris. »

© Bundesarchiv, images 183-H28708 / Heinrich Hoffmann / CC-BY-SA 3.0

DADA s'invite à l'hôtel Lully

À l'occasion de la grande exposition d'automne Dada Africa, sources et influences extra-occidentales organisée par le musée d'Orsay au musée de l'Orangerie du 18 octobre 2017 au 19 février 2018, la bibliothèque du Centre allemand d'histoire de l'art Paris a choisi d'exposer pour ses lecteurs une sélection des ses vastes ressources sur le dadaïsme.   

Les artistes liés de près ou de loin au dadaïsme sont au coeur des recherches menées au Centre allemand d'histoire de l'art Paris depuis sa fondation.  Jusqu'en 2013, un centre de recherche interne à l'institut était ainsi spécifiquement dédié à Max Ernst, lequel avait fondé le groupe dadaïste de Cologne avec Johannes Baargeld et Jean Arpen 1919. Actuellement, ce sont particulièrement les marchants, collectionneurs et autres médiateurs du surréalisme qui font l'objet de recherches au DFK Paris, en coopération avec le Labex Le surréalisme au regard des galeries, des collectionneurs et des médiateurs, 1924–1959  (Arts H2H).

Cette exposition est l'étape française de celle montrée en 2016 au Museum Rietberg de Zurich puis à la Berlinischen Galerie, Dada Afrika, dont le catalogue présente notamment des oeuvres de Jean Arp, Hugo Ball, Johannes Baader, George Grosz, Raoul Hausmann, Erich Heckel, John Heartfield, Hannah Höch, Richard Huelsenbeck, Marcel Janco, Ernst Ludwig Kirchner, Rudolf Schlichter, Man Ray, Hans Richter, Sophie Taeuber-Arp et Tristan Tzara, ainsi que d'artistes anonymes d'Afrique, d'Océanie et d'Asie. Pour le catalogue en langue allemande avec l'intégralité des articles, ainsi que d'autres références bibliographiques sur le dadaïsme, consulter le catalogue collectif des bibliothèques des instituts allemands de recherche en histoire de l'art, www.kubikat.org.

Le 23 janvier 2018, une journée d'études sur le thème Dada. Hybridation et sources extra-occidentales, élaborée en coopération avec le musée d'Orsay, aura lieu au musée de l'Orangerie et au DFK Paris. Nous vous invitons à retenir cette date !

Nous nous réjouissons de votre visite à l'hôtel Lully et vous souhaitons comme toujours une bonne lecture ! 

L'équipe de la bibliothèque

Un axe important de notre fonds : les thèses de doctorat

Avec sa bibliothèque spécialisée dans l’histoire de la culture et de l’art allemands ainsi que dans l’historiographie de la discipline et d’autres sciences humaines, le DFK Paris offre aux lecteurs français un panorama des tendances actuelles de la recherche en Allemagne. Dans cette optique, l’une de nos missions essentielles consiste à donner accès aux thèses de doctorat déposées dans des universités allemandes. Outre-Rhin, de nombreux départements d’histoire de l’art disposent de collections éditoriales qui sont autant de canaux de publication pour les doctorants  ̶  à l’instar des multiples « presses universitaires » en France – et contribuent à l’aboutissement du doctorat à travers la nécessaire publication de la thèse.

La base de données ARTtheses du Zentralinstitut für Kunstgeschichte (www.arttheses.net) propose une vue d’ensemble des thèses de doctorat en cours ou achevées dans les universités allemandes. En outre, les thèses électroniques comptent désormais au rang des formes de publications reconnues en Allemagne, et sont mises à disposition via les serveurs informatiques des différentes universités. En ce qui concerne l’histoire de l’art, des thèses électroniques sont de même référencées dans kubikat, le catalogue collectif des bibliothèques des instituts allemands de recherche en histoire de l'art Florence-Paris-Munich-Rome, et consultables gratuitement par ce biais (www.kubikat.org).

Une sélection de thèses portant sur l’art français ou les relations artistiques franco-allemandes et publiées depuis l’an 2000 par des maisons d’éditions allemandes est actuellement exposée dans la salle de lecture de la bibliothèque. Les thématiques abordées vont du Moyen Âge à nos jours. Nombre de ces thèses ont pu être menées à bien grâce au soutien financier du DFK Paris : c’est le cas, par exemple, du travail de Sabine Witt Skulpturen der Sluter-Nachfolge in Poligny: Stiftungen und Hofkunst in der Freigrafschaft Burgund unter den Herzögen aus dem Hause Valois. (Didymos-Verlag,  2009), des recherches d’Yvonne von Croÿ Das Hôtel de Galliffet (1784 - 1792): Pariser Baupraxis und Ausstattungskunst am feudalen Privatbau des ausgehenden Ancien Régime. (Georg Olms, 2014), ou encore de la thèse de Kerstin Thomas Welt und Stimmung bei Puvis de Chavannes, Seurat und Gauguin, publiée dans l’une des collections propres à l’institut, Passagen/Passages (Deutscher Kunstverlag, 2010).

Nous nous réjouissons d’accueillir les visiteurs intéressés dans notre bibliothèque.

Le Bauhaus à l’Hôtel Lully

En parallèle à l’exposition «  L’esprit du Bauhaus  », qui sera présentée au Musée des Arts décoratifs à Paris du 19 octobre 2016 au 27 février 2017, la bibliothèque du DFK Paris propose dans sa salle de lecture une sélection de ses vastes ressources sur le Bauhaus et les thèmes apparentés.

La base de cet axe de collection dynamique est la bibliothèque de recherche privée de Hans Maria Wingler (1920-1984), fondateur du « Bauhausarchiv  » (archives du Bauhaus) (1960), dont l’acquisition a eu lieu peu de temps après la création du DFK Paris. Tandis que le legs scientifique et la correspondance de l’historien de l’art sont conservés, sous le nom d’« archives de Hans Maria Wingler », au sein des archives du Bauhaus à Berlin, la bibliothèque du DFK Paris détient de nombreux ouvrages sur ses thématiques de recherche centrales : outre le Bauhaus proprement dit – dont la bibliothèque possède les « Bauhausbücher  » originaux – cela inclut également la peinture expressionniste. Oskar Kokoschka avait d’ailleurs dessiné un ex libris pour Wingler, que l’on retrouve dans nombre de ses ouvrages, avec des autographes.

Le sujet annuel « Das Bauhaus und Frankreich 1919–1940 / Le Bauhaus et la France 1919–1940 » (2000/2001) encourageait l’étude scientifique de la « collection Wingler », dont la diversité de thèmes continue d’orienter aujourd’hui les stratégies de développement du fonds de la bibliothèque du DFK Paris. On pourrait encore reprendre les mots qu’écrivit le disciple du Bauhaus Hannes Neuner (1906-1978) à l’occasion de l’exposition « Hannes Neuner und seine Grundlehre. Eine Weiterentwicklung des Bauhaus-Vorkurses » (« L’enseignement fondamental d’Hannes Neuner. Un développement du cours préliminaire du Bauhaus, 1973 ») dans sa dédicace à Hans Maria Wingler : « Nous remercions monsieur Wingler, grâce à qui tout ceci a pu être réuni ! »

L’équipe de la bibliothèque vous souhaite une bonne lecture !

Pour une bibliographie sur le Bauhaus et/ou Hans Maria Wingler, voir www.kubikat.org

Couverture du livre: « Bauhaus » de Hans Maria Wingler Couverture du livre: « Bauhaus » de Hans Maria Wingler
Dédicace de Hannes Neuner à Hans Maria Wingler

Donation de Klaus Berger (1901-2000)

Margaretta C. Berger, fille de l’historien d’art Klaus Berger décédé en 2000 à Paris, a fait don d’une partie de la bibliothèque privée de son père à la bibliothèque du DFK Paris pendant l’été 2016.

Né en 1901 à Berlin, Klaus Berger a étudié à Munich, Berlin, Heidelberg et Göttingen, notamment auprès de Heinrich Wölfflin, Adolph Goldschmidt et Paul Frankl. En 1925, il obtient son doctorat sur le thème « Problem der Entwicklung in der modernen Kunstwissenschaft. Erster Teil: Wölfflins Formauffassung und ihr Umkreis » (Regards critiques sur l’évolution de la réception moderne en histoire de l’art. Première partie : La conception de l’espace et ses formes.) sous la direction de Moritz Geiger, une thèse qui sera publiée en 1924 sous forme d’extraits dans les annales de la faculté de philosophie de Göttingen. De 1926 à 1928, Klaus Berger est assistant à la bibliothèque Warburg des sciences de la culture à Hambourg. En raison de son appartenance au parti social-démocrate allemand (SPD), il perd son emploi de conseiller de la bibliothèque de Berlin dès juillet 1933, et émigre dans un premier temps à Paris, avant de gagner les États-Unis en 1941. En 1946, il intègre le « Monuments and Fine Arts Office » du gouvernement militaire américain en Bavière (The Office of Military Government, United States/OMGUS) – les documents du OMGUS se trouvent actuellement dans la base de données acquise par la fondation Max Weber « Fold3 - Holocaust Collection », consultable au DFK Paris (https://dfk-paris.org/de/digital/fold3-holocaust-collection-1403.html). De 1947-1970, Klaus Berger travaille au département d’histoire de l’art de l’University of Kansas, avant de revenir s’installer à Paris, où il a élaboré son livre sur le japonisme en occident (paru en 1980).*

Avec ses nombreux classiques de l’histoire de l’art allemande, ses références particulièrement abondantes sur la peinture française des XIXème et XXème siècles, ainsi que sur les questions relatives à l’exil, le legs de Klaus Berger reflète les intérêts scientifiques et l’itinéraire tourmenté de cet historien d’art allemand. Nous remercions Margaretta C. Berger et son fils Nicholas pour cette généreuse donation et nous réjouissons de cet enrichissement conséquent de notre bibliothèque.

Pour une bibliographie de et sur Klaus Berger, cf. www.kubikat.org.

*Cf .: Ulrike Wendland, Biographisches Handbuch deutschsprachiger Kunsthistoriker im Exil. Leben und Werk der unter dem Nationalsozialismus verfolgten und vertriebenen Wissenschaftler, 2 tomes, Munich 1999, tome 1, p. 39-42.

Paula Modersohn-Becker de retour à Paris ! 

 

Du 7 avril au 21 août 2016, le Musée d’Art moderne de la Ville de Paris accueille la première exposition monographique des oeuvres de Paula Modersohn-Becker (1876–1907) en France. Fascinée par Paris et les mouvements d'avant-garde du début du XXème siècle, la peintre expressionniste se rendit à quatre reprises dans la capitale française, où elle rencontra de nombreux artistes qu'elle admirait, parmi lesquels Rodin, Cézanne, Gauguin, Le Douanier Rousseau, Picasso et Matisse.

Parallèlement à cette exposition, la bibliothèque du DFK Paris présente dans sa salle de lecture (à l'Hôtel Lully) sa riche collection de ressources bibliographiques sur cette femme peintre hors du commun. S'y ajoutent de nombreux catalogues d'exposition et travaux sur le groupe d'artistes de Worpswede, le petit village aux portes de la ville de Brême dans lequel Paula Modersohn-Becker a travaillé et passé l'essentiel de sa vie après sa formation à Berlin. D'autres ouvrages sont consacrés à des personnes issues de l'entourage de l'artiste allemande : son époux, le peintre paysagiste Otto Modersohn (1865–1943), l'ami Rainer Maria Rilke (1875–1926), ou encore son mécène, l'entrepreneur Ludwig Roselius (1874–1943).

Nous remercions Wolfgang et Ulrike Werner ainsi que la fondation Paula Modersohn-Becker pour leur généreux soutien dans la constitution de cet axe thématique au sein de notre bibliothèque.   

La bibliothèque remercie ses mécènes

Donation de Thomas Lersch

Après une donation conséquente en 2006, Thomas Lersch, directeur des acquisitions de la bibliothèque du Zentralinstitut für Kunstgeschichte de 1970 à 1999, a de nouveau fait cadeau d’une partie de sa bibliothèque personnelle au DFK Paris.


Thomas Lersch a obtenu son doctorat en 1965 à l’Université de Munich avec une thèse sur la rotonde des Valois à Saint-Denis. Ses recherches ont également porté sur l’histoire de notre discipline, notamment sur les historiens d’art allemands Julius von Schlosser, Franz Roh et Franz Dülberg. Sa première donation se composait principalement de thèses de doctorat allemandes de la première moitié du XXème siècle, de sources écrites, et d’ouvrages sur la théorie de l’art et l’histoire des académies. Cette année, ce sont le dadaïsme et le surréalisme qui ont la part belle – ce dont se réjouissent les chercheurs du nouveau projet sur le commerce de l’art surréaliste, ses galeries, collections et réseaux, auquel se consacre le DFK Paris en coopération avec de multiples partenaires, dont le Centre Pompidou, l’Université de Leipzig et l’Université Paris-Ouest. Nos fonds rares et précieux s’enrichissent ainsi notamment de guides de la ville de Paris de la fin des XVIIIème et XIXème siècles.


Le DFK Paris remercie Thomas Lersch pour sa fidélité de longue date et lui rend hommage pour son implication exceptionnelle dans le développement de la bibliothèque en ajoutant son nom sur la plaque officielle des « Mécènes du Centre allemand d’histoire de l’art ».

Donation de Hans Ottomeyer

Au mois de décembre 2015, 110 références issues d’une donation de Hans Ottomeyer – principalement des catalogues d’exposition et de collections de musées allemands ainsi que des ouvrages sur les arts décoratifs – ont été intégrées à la bibliothèque. Le professeur Ottomeyer, ancien président de la Stiftung Deutsches Historisches Museum à Berlin, est lié au DFK Paris par son travail de direction scientifique du projet de recherche sur le Palais Beauharnais. En remerciement de sa donation, nous l’avons ajouté à la liste des mécènes de la bibliothèque.