Juliette Bessette

Juliette Bessette

Sorbonne Université / Centre André Chastel (septembre 2019 – décembre 2020)

thèse de doctorat : Les arts et les nouveaux médias (XXe–XXIe siècle) : le tournant des années 1960-1970

Vita

  • Doctorat, Sorbonne Université, Centre André Chastel (2016-2021)
  • École du Louvre (2012-2016)

Bourses

  • 2022 : Bourse Daniel Arasse, École Française de Rome / Académie de France à Rome
  • 2021 : "Mission Recherche", Amis du Centre Pompidou
  • 2021 : Terra Summer Residency Fellowship, Terra Foundation for American Art
  • 2019-2020 : Sujet annuel du DFK, “Les arts et les nouveaux médias”
  • 2017 : Visiting Scholar, Yale Center for British Art

Axes de recherche

 

  • 2021 : Aux racines de l’écomodernisme. Designer l’environnement humain dans les années 1960
Projet de Richard Buckminster Fuller et Shoji Sadao, « Dome over Manhattan », 1960

 

Dans les années 1960, l’architecte, inventeur et total designer Richard Buckminster Fuller met au point un projet de planification écologique mondiale sous la forme d’un jeu multimédia, le World Game. Il est assisté de l’artiste John McHale, en pleine reconversion vers le champ de la recherche prospective. L’enjeu du World Game est d’organiser et de mettre en œuvre une gestion viable et rationnelle de l’environnement humain pour les temps à venir, à l’échelle de la planète. De leurs recherches pour la préparation du jeu ressortent deux ouvrages fondateurs de l’écomodernisme, cette tendance de la pensée écologique qui envisage de palier à la crise environnementale par le biais d’outils technoscientifiques : Utopia or Oblivion. The Prospects for Humanity, publié en 1969 par Richard Buckminster Fuller et The Ecological Context, publié l’année suivante par John McHale. Comment leur approche de la technologie s’articule-t-elle avec ce nouveau contexte écologique ? Quelles sont ses forces et ses écueils ?

 

  • 2020 : Arts et nouveaux médias, le tournant des années 1960-1970. Quel avenir de l'art pour l'humain augmenté ?
Illustration de l'article de John McHale « Man + », Architectural Design, no 37, février 1967

Dans les années 1960–1970, un cercle intellectuel et artistique actif aux États-Unis s’intéresse à l’impact des nouvelles technologies médiatiques sur la création. Nourris par les travaux de l’après-guerre sur la théorie mathématique de l’information, la cybernétique, l’extension de l’être humain par le biais des médias et la globalisation, ces penseurs envisagent l’avenir de l’art au prisme d’un double mouvement : d’une part, une redéfinition de sa fonction au sein de la société de masse et de l’information, d’autre part, l’éventuelle mutation de l’espèce humaine du fait de son adaptation au nouveau contexte technoscientifique. En ce début de crise écologique, des dispositifs issus du champ artistique permettraient de façonner une perception commune de l’environnement humain désormais globalisé et de reconfigurer une conscience collective qui, elle-même, pourrait avoir des répercussions d’ordre idéologique.

Ouvrage à paraître en mars 2021 : André Gunthert, Thomas Kirchner, Marie-Madeleine Ozdoba (eds), Nouveaux Médias: mythes et expérimentations dans les arts, Paris, Éditions du Centre allemand d’histoire de l’art, 2021

 

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Juliette Bessette