Anne-Clothilde Dumargne

Dr. Anne-Clothilde Dumargne

Boursière

Vita

Anne-Clothilde Dumargne a étudié la littérature comparée à l’université de Bretagne Occidentale et l’histoire de l’art à l’École du Louvre. Elle a soutenu sa thèse à l’université de Paris Saclay, Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines en collaboration avec la Fondation des Sciences du Patrimoine et le Laboratoire Archéomatériaux et Prévision de l’Altération (LAPA) du CNRS en 2019. Elle est lauréate du prix de thèse 2020 du Comité Français des Sciences Historiques. Ses travaux relèvent principalement des champs de recherches développés en histoire de l’art médiéval occidental, en particulier sur l’articulation de cette discipline avec d’autres disciplines historiques favorisant une approche matérielle de l’art, centrée sur l’étude des objets et permettant d’ouvrir les perspectives de recherche au domaine de la culture matérielle et plus largement à celui de l’anthropologie historique. Ses recherches se concentrent plus précisément sur l’étude interdisciplinaire d’ustensiles produits en alliage de cuivre (chandeliers, bassins) par les ateliers d’Europe du nord entre le XIIIe et le XVIIe siècle. Ses intérêts et compétences de recherche comprennent la matérialité et l’histoire des techniques médiévales et modernes, les ustensiles et les objets liturgiques médiévaux, l’histoire des collections d’objets d’art médiévaux aux XIXe et XXe siècles, la culture visuelle médiévale, l’histoire économique et sociale et la métallurgie des alliages cuivreux.

Axes de recherche

Production, matériaux et techniques des bassins martelés décorés en alliages cuivreux d'Europe du nord (XVe–XVIIe siècles).

 

Ce projet a pour objectif d’étudier, d’un point de vue technique et matériel, les bassins martelés et décorés produits par les ateliers d’Europe du nord entre le XVe et le XVIIe siècle. Très peu de travaux ont été consacrés à ces objets, dont les caractéristiques esthétiques ont surtout retenu l’attention des historiens de l’art et des collectionneurs depuis la fin du XIXe siècle. C’est pourquoi il est encore difficile d'expliquer comment ces bassins ont été fabriqués, à l’aide de quelles techniques spécifiques, de quelles compétences et de quels types d’alliages. Afin de combler ces lacunes, ce projet souhaite entreprendre un travail exploratoire afin de fournir des éléments de recontextualisation historique et de nouvelles méthodologies permettant de fonder l’historicité de ces objets.

Ce projet entend apporter une substantielle contribution aux études consacrées à la culture matérielle en se concentrant sur l’étude de l’un des objets les plus emblématiques de la production de « dinanderie ». L’objectif est de renouveler les problématiques des travaux consacrés aux objets utilitaires en alliages de cuivre à travers trois axes : 1. Déterminer les gestes, les pratiques et les compétences des artisans, 2. Caractériser les matériaux et 3. Étudier l’organisation de l’activité métallurgique. Les collaborations internationales mises en place avec des conservateurs, des scientifiques et des historiens sont destinées à nourrir un réseau de recherche à la croisée des disciplines, qui contribuera à la valorisation et une meilleure conservation de ces collections à l’échelle nationale et internationale. 

Contact

acd

Dr. Anne-Clothilde Dumargne